 |
| Hyacinte dans Les Amoureuses |
|
|
Les racines des vignes que nous labourons avec les chevaux ne l'ont pas toujours été ainsi, puisque l'introduction de la traction animale dans le vignoble n'a pu se faire qu'après que le pylloxéra ait éradiqué le vignoble ancien, et que l'on ait replanté les vignes en rangs dont la largeur fut étudiée en fonction du tracteur de l'époque, le cheval... Le vignoble pré-phylloxérique interdisait en effet toute circulation en ligne de par sa forme "en foule", où les pieds de vigne sont disposés dans un désordre issu du mode de complantation du vignoble : le marcotage ou provignage qui sélectionne entre 20 000 et 30 000 pieds par hectare au lieu des 6000 à 10 000 plantés en rangs aujourd'hui. Jusqu'à la fin du XIXème siècle le sol de la vigne a donc été travaillé à la pioche, et l'emploi du cheval représente une évolution par rapport à des pratiques plus anciennes.
|
 |
| Biscotte, labour en planche, 1996. |
|
Les chevaux, pour leur rapidité, ont longtemps été préférés pour les transports et le service des armées... les attelages de boeufs étaient plus nombreux dans l'agriculture. Au XIXème siècle la sélection génétique se spécialise et les chevaux du XXème siecle sont plus lourds et gagnent en endurance et force. On pouvait voir dans les campagnes entre les deux guerres mondiales des hommes seuls mener au champ des attelées de quatre chevaux pour labourer, semer, récolter ou charroyer... Dans les années 1970, les derniers chevaux en service sont dans les vignes escarpées, des jardins qui furent dessinés à leurs dimensions. La pratique du désherbage se généralisant, les laboureurs voient alors leur nombre décroître jusqu'aux années 1990 où seuls quelques rares initiés perpétuent la tradition.
|
 |
| Hyacinte, Chateau de La Brède, 2009. |
|
|
 |
| Iris au Chateau Méjean, Graves |
|
|
 |
| Buttage en Hermitage. |
|
|
|